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Critique
Des pépettes sur le net
"Faites des
affaires sur Internet" (Editions
First). Ce titre
est racoleur ne pouvait qu'attirer notre attention. Gagner de l'argent
partout
dans le monde depuis votre ordinateur personnel, sans quitter son
fauteuil,
son jardin, son chien, son pot de chambre, sa baignoire (rayer les
mentions
inutiles). Le rêve, quoi ! Le bouquin commence par 15 idées
de créations d'entreprise. Seul problème, certaines sont irréalisables
pour un simple mortel. Le livre est sans doute dédié à
Bill Gates, mais je ne crois pas qu'il va le lire...
Le reste
est un récapitulatif des techniques commerciales habituelles
adaptées au net. Rien de très nouveau donc. Les auteurs nous
expliquent qu'il faut inonder tous les e-mail de la terre de publicité,
infiltrer les newsgroups pour y vendre sa soupe et nous donnent les
méthodes
pour encaisser le pognon. Parmi les grandes idées : négocier
un accès gratuit d'un mois chez son provider, envoyer un e-mail est
moins cher qu'un timbre, etc. Avec tous les gogos qui vont acheter
l'ouvrage,
ce sont les auteurs qui vont faire des affaires grâce à Internet.
Le bronzé fait du net-surf
Thierry
Lhermitte est accro aux nouvelles technologies.
Amstrad. Alors
il arrondit ses fins de mois en les faisant découvrir aux novices.
Cette fois, il nous explique le fonctionnement du net et son
utilisation.
On regarde, on ne touche pas. Il s'agit d'un cours magistral, pas
question
d'interrompre le prof ou d'effecteur la moindre séance de travaux
pratiques. Amstrad. Ok pour la théorie, mais pour la pratique il
va falloir repasser. 330 Mo de fichiers AVI et 250 Mo de fichiers de
capture
de type Screencam : c'est peut être multimédia, mais c'est
surtout très ennuyeux. Amstrad. Aucune action n'est demandée,
on regarde l'écran comme une TV et les cours sont tellement chiants
qu'on cherche la télécommande pour zapper. Il était
pourtant possible d'intégrer Netscape sur le CD avec quelques pages
Web pour découvrir le plaisir de surfer. Bref, intéractivité
zéro. Pourtant le logiciel figure dans la collection "10 heures
de formation multimédia Interactive" de CD-Training...
Si vous
ratez le questionnaire final, ne vous inquiétez pas, ce
sera le même à la prochaine rediffusion. A 490 F, ça
fait cher la K7 vidéo. Bref, si vous aimez le bronzé, allez
voir ses films. Et si vous aimez le net, achetez un modem (on trouve
des
14 400 bps en fin de série au même prix) et formez vous vous
même. Amstrad. Si le Père Noël vous a offert ce logiciel
pour les fêtes, c'est vraiment une ordure. Alors j'y ai le droit à
mon PC Amstrad ?
La fin de l'encyclopédie en carton ?
Encarta
97 de Microsoft est partout. Sur les étalages des marchands
informatique, bien sûr. A la télé, à coup de
spot de 2 mn 30 - au prix où ils vendent ce produit, ils peuvent
bien se permettre de dépenser quelques millions pour la promotion.
Et les magazines spécialisés (ou non) lui ont consacré
des centaines de pages élogieuses, reconnaissants d'avoir reçu
tant de pages de publicité. Chez nous, une seule question : qu'apporte
Encarta par rapport à une encyclopédie papier ?
Réponse
de l'éditeur : les liens hypertexte et le multimédia.
Grâce à l'hypertexte, il est plus rapide de double cliquer
que de tourner quelques centaines de pages, on ne peut plus passer à
côté d'une information par flemme de l'index, ou par mauvaise
connaissance de son alphabet. Oui, mais pour gagner du temps en
consultation,
il faut allumer son PC sous Windows 95. Et ça c'est long, très
long.
Le
multimédia d'Encarta, c'est 700 sons, 72 animations et 35 vidéos
et quelques moments d'interactivité plutôt sympathiques. Pour
les sons, on trouve beaucoup d'hymnes, de chansons populaires (289) et
de
bruits d'animaux en rut (142) dont l'interview du Billou Gateux. Une
bonne
surprise : les animations simples et didactiques facilitent la
compréhension
des sujets techniques. Par contre, les vidéos, de la taille d'un
timbre poste, sont aussi courtes que rares. Le rêve de citer un sujet,
une personne ou un événement et de le voir se dérouler
sous nos yeux, ce n'est pas encore pour tout de suite. Il va falloir
attendre
deux ans et un DVD de 16 Go.
Autres
avantages de l'encyclopédie version électronique
: un encombrement réduit, la récupération des informations
dans d'autres applications, etc. Arrêtons là avec des considérations
purement techniques. Ce qui importe le plus dans une encyclopédie,
c'est son contenu. Si la version américaine était euh disons...
américaine, celle ci a été développée
par des Français. Résultat : on nous prend moins souvent pour
des cons, nous autres mangeurs de grenouilles (NDRC : lointaines
cousines
du crapaud. Oui, on connaît la suite...). Pour une fois, je dirais
presque bravo Microsoft ! Mais je préfère attendre une version DVD.
Putain, deux ans. Photo
Le Quid sur CD-Rom. Enfin presque.
Ne rêvez
pas ! Le Quid sur
CD-Rom, c'est pas pour aujourd'hui.
La galette argentée ne contient qu'un atlas mondial. Pour chaque
pays, on trouve des informations sur sa population, son économie,
son histoire, sa vie politique. Pour ceux que les chiffres intéressent,
un outil très pratique permet de comparer sur un même écran
les caractéristiques de trois pays. Tous les textes sont exportables
à travers le presse papier, malheureusement aucune carte, aucun tableau
ne pourront être récupérés. Autre regret, le
niveau de loupe est trop faible : pour la France il est limité au
niveau des régions et pour le reste du monde limité aux pays.
Comme
c'est un cadeau avec le Quid papier, c'est pas cher (10 F de plus
seulement que l'année dernière). Si votre Quid a 10 ans, vous
pouvez l'acheter. Sinon, nous vous conseillons d'attendre encore un
peu.
Qui sait...
Incident
Le
truc beauf par excellence, c'est Pradel et son Extra terrestre de
Roswell. Vous l'avez sans doute déjà compris en regardant
l'émission à la télévision. Souhaitant profiter
de l'intérêt manifesté par les mégères
de moins de 50 ans, TF1 vidéo a édité une cassette
VHS pour assouvir leur fantasme. Ce n'était pas suffisant semble-t'il
pour nos amis d'outre-manche : la chaîne anglaise Channel Four
Television
propose la même version sous forme de CD-I. La démarche n'est
pas innocente : avec un film beauf, le carton commercial est assuré
auprès des possesseurs de cette machine, beaufs par définition.
Ca c'est du marketing !

En fait,
"Incident at Roswell" est un Vidéo CD. Du coup,
ça marche sur toute bécane équipé d'un soft
ou d'une carte de décompression MPEG (PC, 3Do, Saturn...) - des fois
qu'il y aurait aussi des beaufs sur ces machines... Pas de surprise, la
première partie assez longue présente quelques interviews
en anglais de vieux gâteux alcooliques et/ou militaires. La seconde
partie, plus courte, présente l'autopsie de la poupée gonflable
de Roswell. Edité par Omnimedia, introuvable en France et c'est tant
mieux pour vous !
P.S.
Le copyright appartient à la société Roswell
Footage. "De gueule", on l'avait compris...
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