Comment nous avons perdu 230 euros chez CJ Affiliate (Conversant)

vers Virus Info


[accueil]  [menu]  [marions-nous !]  [chercher]


Paru dans Le Virus Informatique n°43
2020-03-10 00:02
CR

Édito : Le point faible des GAFAM : trop riches ?



Les GAFAM ont amassé des milliards de dollars (chiffres de novembre dernier recueillis sur FactSet) : Google (Alphabet) 121,2 milliards, Apple 100,6 milliards, Facebook 52,3 milliards, Amazon 43,7 milliards et Microsoft 136,6 milliards. Elles ne sont pas les seules, on peut rajouter des sociétés comme Oracle (35,7 milliards) ou Cisco (33,4 milliards) à la liste. Ces sociétés ont tellement d’argent qu’elles ne savent pas quoi en faire. Et, donc, n’en font rien : il est conservé sous forme de cash, d’emprunts d’états ou placements équivalents à court terme. Cela rassure, dans une certaine mesure, les actionnaires déjà séduits par de jolis résultats et les actions de ces grosses sociétés sont donc parmi celles qui ont les plus belles trajectoires.
Mais…

Actuellement, les taux d’intérêt frôlent les 0 % grâce à des injections artificielles de liquidités dans les marchés financiers qui en débordent, avec des bulles dans plusieurs secteurs de l’économie. Pendant ce temps, les dettes de la plupart des pays explosent. À eux seuls, les États-Unis d’Amérique, qui donnent encore le ton au reste du monde, souffrent d’une dette de plus de 22 000 milliards de dollars. À terme, la situation deviendra intenable et, pour rembourser, ces pays feront tourner encore plus la planche à billets pour rembourser leurs emprunts à moindre coût. C’est, en tout cas, l’un des scenarii privilégiés par les économistes ; ce genre d’évènements s’est déjà déroulé plusieurs fois dans l’histoire des nations, et se déroule actuellement dans certains pays qui traversent une grave crise. La conséquence est une hyper inflation.

La monnaie perd alors rapidement de sa valeur. Plusieurs fois par jour. Un ancien éditeur de presse du Venezuela, devenu entrepreneur en Estonie depuis, nous racontait que quand on demande dans son pays d’origine le prix d’un repas en entrant dans un restaurant la réponse est « voulez-vous le prix au moment du début ou de la fin du repas ? » Dans n’importe quel pays confronté à cette situation, il faut une « brouette de billets » pour aller acheter son pain. Aux États-Unis, ce serait une mauvaise affaire pour les GAFAM qui ont plus à perdre que vous et nous en montants absolus, tandis que les « petits » seront plus agiles pour s’adapter. À moins que ces grosses sociétés ne sentent le vent tourner, puis plus ou moins dans la précipitation investissent et rachètent à tour de bras des biens, pas forcément intéressants (à moins de prendre de l’or et du Bitcoin, mais nous doutons qu’elles le fassent). D’ailleurs, en 2011 déjà, certains observateurs avaient constaté qu’Apple avait plus de cash que les États-Unis et quelques-uns avaient plaisanté en disant que la société pourrait racheter le pays…

Mais laissons ces sociétés à leurs problèmes de riches, nous, les simples consommateurs, en avons d’autres que nous allons aborder dans ces pages. Bonne lecture !


Vous voulez soutenir une information indépendante ? Trouvez le dernier numéro en date du magazine Le Virus Informatique !

Vous pouvez recopier librement le contenu de cette page ailleurs (en indiquant le lien de cette page), mais sans le modifier ni en faire un usage commercial. Ce contenu est sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International License.
Creative Commons License

[homepage]  [RSS]  [archives]
[contact & legal & cookies]  [since 1997]