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Paru dans Le Virus Informatique n°44
2020-10-03 00:11
CR

La culture toxique chez Quantic Dream : une intoxication de la part de médias ?



Début 2018, trois médias (Canard PC, Mediapart et Le Monde) se sont associés pour publier des articles sur les conditions de travail dans l’industrie du jeu vidéo, notamment chez le studio Quantic Dream (Fahrenheit, Heavy Rain, Beyond: Two Souls, Detroit: Become Human…) fondé par David Cage et à qui il était reproché jusqu’à une « culture d’entreprise toxique » (Le Monde). L’information a été reprise par d’autres médias partout dans le monde. Le travail des journalistes français a, finalement, été remis en cause par VentureBeat début 2020. Une partie de l’affaire décrite est partie aussi devant la justice. Ayant lu la dernière décision de justice en date, nous avons constaté un gros décalage entre ce qui y est écrit et certains articles lus ici ou là. Nous avons décidé de lancer notre propre enquête pour comprendre qui dit vrai. Elle a été particulièrement difficile, mais avec de grosses surprises à la clé !

Nous ne recevons ni les communiqués de presse ni les jeux de Quantic Dream, nous n’avons pas de publicité dans nos pages (et nous ne voulons rien de tout cela). Ce qui nous intéresse, c’est la vérité, qu’elle vienne de VentureBeat ou des médias français ne change rien pour nous. Nous n’avons jamais rencontré ni les uns ni les autres. Basés à quelques milliers de kilomètres, nous pouvions donc enquêter de manière neutre et objective avec le recul nécessaire. Nous avons contacté toutes les parties impliquées : les victimes reconnues ou revendiquées, la société de jeux vidéo, des salariés et d’anciens salariés (contactés par nos propres moyens, sans passer par la société), les journalistes des trois médias, des syndicats de travailleuses et travailleurs. Notre objectif : proposer à chaque « camp » une place équivalente pour lui permettre d’exprimer son point de vue, nous faire et laisser notre lecteur se faire sa propre opinion.

Si Mediapart a refusé de répondre à nos questions, il nous a invités à réutiliser ses déclarations faites à Thomas Mahler dans un article du magazine Le Point, semblable à celui de Dean Takahashi chez VentureBeat (un média traitant traitant de l’actualité des nouvelles technologies). Nous l’avons fait quand c’était possible, mais de nombreux points (justement…) resteront malgré tout sans réponses. Les journalistes de Canard PC et Le Monde n’ont même pas eu la politesse d’accuser réception. Quantic Dream a décliné en expliquant ne pas avoir le temps à cause de la réorganisation du travail face au coronavirus. Les victimes reconnues ou revendiquées n’ont pas répondu, à part une qui s’est montrée agressive (lire encadré) sans apporter aucune réponse à nos questions. Nous avons donc dû trouver d’autres sources d’information, en sus des articles susmentionnés. Les personnes ayant refusé de répondre portent l’entière responsabilité de ne pas contredire dans ces pages les accusations portées contre elles (nous aurions aussi pu publier, avec leur accord, les documents prouvant leurs versions). Si elles changent d’avis, nous pourrons envisager une suite à l’article que vous lisez.

Une triste affaire de photomontages
Le 4 janvier 2018, les journalistes du trio de médias se rendent chez Quantic Dream. Leur enquête porte notamment sur une affaire de photomontages à la base de procédures aux prud’hommes.

[...]

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Des victimes collatérales à cause de Canard PC
Ce serait sans doute « très vendeur », mais nous avons choisi de ne publier aucun des photomontages litigieux pour illustrer cette enquête, ces photomontages étant destinés à une diffusion dans un cadre privé à l’origine, ce qui en limitait leur nuisance. Il ne s’agit pas pour nous de minorer la responsabilité de leur auteur à vos yeux, bien au contraire. Canard PC a rendu publiques certaines images représentant « des collègues qui n'avaient rien demandé. Le bandeau minuscule n'empêchait nullement de les reconnaître et certains ont très mal vécu cela » (le milieu professionnel du jeu vidéo étant petit), nous a déclaré un délégué du personnel de Quantic Dream. Nous ne voulons pas infliger à ces personnes cette peine à nouveau.

[...]

Vous trouverez la suite de cette très longue enquête dans Virus Info 44.


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