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2019-01-20 10:50

Un particulier a mis en vente la collection du musée de l’informatique sur Leboncoin



Dans Virus Info 33, nous vous avons raconté comment une partie de la collection du musée français de l'informatique, qui avait occupé un temps le toit de l’Arche de la Défense, a été sauvée de la destruction par des associations de passionnés (MO5.com, WDA et autres). En fait, il s’agissait de la partie visible de l’iceberg, car nous avons révélé que la plus grosse partie du stock dormait dans un local en Normandie. Les objets sont là, depuis des années, occupant environ 250 m² sans respecter les normes de conservation des musées pour limiter leur dégradation avec le temps. Selon nos informations, le propriétaire du local envisageait de revendre une partie de ces objets pour compenser les loyers impayés, déclarant ne plus pouvoir joindre son interlocuteur de l’époque et fondateur du musée, Philippe Nieuwbourg, parti vivre au Canada. Mais, dans Virus Info 36, nous avions révélé que M. Nieuwbourg était désormais à la tête d’une société en Estonie, donc en Europe et de nouveau facilement « joignable ».

Le magazine 01net vient, d'ailleurs, de publier (n°900, actuellement en kiosques) une enquête sur les collectionneurs de vieux ordinateurs. Et il a réussi à joindre M. Nieuwbourg pour lui demander ce qu’il était advenu de la collection du musée. Réponse : « Une partie a été récupérée par l’État. Certaines machines étaient tellement imposantes – nous avions un supercalculateur Cray de plus d’une tonne ! – dont nous ne savions que faire. Héritées du ministère de la Défense, elles sont reparties vers celui de l’Équipement. Je ne sais vraiment pas ce qu’elles sont devenues. ». Preuve que M. Nieuwbourg est joignable.

Quelques jours après, surprise, nous avons constaté la présence d’une annonce pour revendre une partie de ce stock sur le site Web Leboncoin. Nous avons réussi à joindre son auteur, alors qu’il serait désormais question d’une dette de 40 000 € pour les loyers impayés. Le monsieur a refusé de répondre à nos questions. Nous voulions savoir, par exemple, avec qui le contrat de location du local avait été signé, comment a été effectué le transfert de propriété des objets, surtout que certains de ces objets n’auraient été que prêtés par des tiers à la collection du musée. La petite annonce a disparu dans la foulée.



Concernant le sort de la collection du musée de la Grande Arche de la Défense, 01net avance : « Peut-être ce fonds a-t-il échoué dans cet inaccessible entrepôt du musée des Arts et Métiers, 1 800 mètres carrés situés dans le nord de Paris. » Si notre concurrent avait lu notre enquête parue il y a deux ans, il aurait su que c’était effectivement le cas pour quelques pièces seulement. D’ailleurs, notre rédacteur en chef fait partie des personnes interviewées dans le dossier, mais la retranscription de ses propos est partiellement inexacte et Virus Info y est qualifié de « publication en ligne » (alors qu'il s'agit avant tout d'un magazine disponible chez les marchands de journaux).



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