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Paru dans Le Virus Informatique n°1
1997-02-01 00:00

Critique


Magna Ram, pas vraiment magnanime


Quaterdeck a compris la leçon : avec la version 97 de Magna Ram, il ne parle plus de "doubleur" de mémoire mais d'"optimiseur" de mémoire. Cette nouvelle dénomination est moins trompeuse : avec les versions précédentes, les gains obtenus n'ont jamais atteint les 100 % promis et dépassaient même rarement les 20 %. Cette fois, l'éditeur promet des pointes de 40 %. Pourtant, au premier lancement un indicateur annonce fièrement un score de 200 % environ. Inutile de préciser que ce nombre est totalement fantaisiste. Les algorithmes de compression fonctionnent en tenant compte des redondances d'information et il est clair qu'une mémoire vierge ne présente que peu d'irrégularités. Bref, les gains de puissance obtenus sont d'autant plus importants que l'on n'a pas de besoin particulier en ressource machine à un instant donné ! Du coup, les scores diminuent avec la durée d'utilisation. Mais il est vrai qu'en présence de Magna Ram, il est effectivement possible d'exécuter simultanément un peu plus d'applications gourmandes qu'à l'accoutumée, surtout si les informations traitées par vos logiciels sont facilement compressables : textes, images, bases de données notamment.

Lorsque les gains de mémoires obtenus ne sont pas destinés à lancer plus de taches, ils permettent d'accélérer les traitements. En temps normal, lorsque la mémoire est saturée, l'ordinateur supplée au manque en utilisant le disque dur. Cette solution économique n'est pas la panacée : ce type de périphérique offre des temps d'accès aux données mille fois moindre que les composants mémoires habituels. Outre la compression mémoire, le logiciel se sert de la mémoire inutilisée du cache disque interne à Windows grâce à CacheBack. TurboLoad permet quand à lui de charger les applications plus rapidement. Sur une journée de travail, Magna Ram peut ainsi faire gagner quelques secondes, au mieux quelques minutes. Le logiciel est proposé à 300 F mais après la chute du prix des barrettes mémoire, la bonne affaire n'est peut être plus là où on le croit.
 

Charlot vend des capotes trouées


Sur le papier, l'IBM Anti-virus (350 F) semble être la solution idéale pour venir à bout de la menace virale. Il reconnaît et éradique pas moins de 3 000 virus (soit 6 000 variantes) sous Dos, Windows 3.1, Windows 95 et OS/2. Une recherche heuristique à base de réseaux neuronaux permet de repérer des virus non répertoriés. Les archives compressées au format ZIP (mais pas ARJ) ou les doubleurs de disques Stacker, DriveSpace et autre SuperStor sont parfaitement explorées.

Nous avons soumis le produit à un échantillon de 200 virus sous forme de fichiers EXE ou COM parmi les plus représentatifs et dont le plus récent a déjà plus d'un an. Le premier test a consisté en une analyse des 200 fichiers contaminés, compressés et réunis sous forme de fichier ZIP. Bilan : un seul virus détecté ! Dans des conditions d'utilisation plus réalistes, c'est à dire un fichier contaminé isolé parmi des fichiers sains, les résultats sont plus concluants : "seulement" 11 virus ont résisté à la sagacité de l'antivirus. Certains n'ont pas été reconnus pour la simple raison qu'il s'agissait en fait de la reproduction de virus BOOT sous forme de fichier COM. Cela n'en ôte pas pour autant leurs méfaits. Les conditions extrêmes auquel nous avons soumis le programme a mis en évidence un bogue. Lorsque le nombre de fichiers contaminés devient trop important, les pressions sur les boutons Disinfect et Erase n'ont plus aucun effet. Détail amusant : sous Windows 95, le lecteur CD-Rom se retrouve dans la rubrique des lecteurs de disquettes, tandis que sous Windows 3.1, il se retrouve dans la rubrique des disques durs et il est alors possible de préciser les répertoires à examiner.


Rouge, vieille, mais je l'aime


Hé ! Hé ! Je viens de pirater les pages du Virus Informatique sans que personne ne s'en aperçoive. Cet article n'est pas un test, ce n'est pas une actualité nouveau produit, ce n'est pas objectif, c'est un coup de coeur. A tous ceux qui cherchent une carte son de bonne qualité, avec table d'onde et petit prix, je conseille la Gravis Ultrasound. 32 voies de table d'onde avec 512 Ko de Ram extensible, restitution en 16 bits à 44 Khz, elle présentait dès 1994 les caractéristiques habituelles des cartes modernes. Le modèle ACE, prévu à l'origine pour ajouter une table d'échantillon sur une ancienne carte qui ne proposait pas de connecteur à cet effet, fonctionne aussi de façon autonome grâce à une émulation Adlib ou Sound Blaster. Boycottée par la plupart des journaux informatiques (sans doûte pas assez soutenu par des pages de pub), elle est pourtant très répandue dans le monde de la musique du fait de la qualité exceptionnelle du rendu sonore.

Préférée aux Soundblaster 16, 32 ou autres Zorglub 64, c'est la carte de prédilection de tous les démomakers qui ne jurent que par elle. Carte ISA 16 bits, habillée de rouge, elle mettra un peu de couleur dans votre PC. Bien sûr elle pose des problèmes de compatibilité sous Dos avec les SB, mais maintenant que vous êtes sous Windows 95 et que de plus en plus de jeux la supportent directement, c'est le bon choix. Et puis après tout, une compatibilité avec une SB Pro, quel intérêt ? Affichée 990 F chez Surcouf, vous trouverez la version ACE à 299 F dans un magasin alsacien, Pearl Diffusion (NDLR : tu croyais qu'on t'a pas vu ? Et en plus tu nous fou de la pub ! Salaud...). A ce prix là, aucun doute n'est permis.





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