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Paru dans Le Virus Informatique n°35
2018-02-26 00:02
CR

Édito : Pourquoi nous allons sans doute arrêter notre page Facebook !



Vous connaissez nos réticences vis-à-vis de Facebook, notamment en matière de protection insuffisante de la vie privée, de censure, etc. Toutefois, nous savons que certaines personnes utilisent ce réseau, plutôt que des réseaux plus libres comme Mastodon ou Diaspora*. Nous avons donc décidé d’y poster des informations quand même. Mais est-ce vraiment utile ?

Avertissement : cet édito a été rédigé avant que Facebook n’annonce que les messages des amis seront désormais prioritaires sur ceux des pages suivies, une décision qui ne peut pas empirer notre situation actuelle, vu là où nous en sommes. Des messages concernant la sortie de Virus Info 34 ont disparu pour une raison inconnue (qui tiennent plus du bogue que de la censure, selon nous). En parallèle, alors que nous avons 3 800 abonnés environ, certains messages ne sont vus que par 50 personnes. En moyenne, nous approchons plutôt des 400 visionnages par message, soit un taux de lecture de 10 %. Ensuite, Facebook nous affiche une notification pour nous dire que, si nous voulons toucher plus de personnes, il nous faut payer (la somme étant indiquée en reals brésiliens pour une raison inconnue). Ben voyons ! Des lecteurs ayant une audience d’une taille similaire nous ont signalé la même chose.
En cause : l’algorithme de Facebook. Celui-ci affiche les messages des pages très « populaires » en priorité. L’affichage à « l’ancienne », antichronologique, existe sous forme d’option, mais n’affiche pas toutes les informations quand même. De même, s’il est possible de demander l’affichage d’une page en priorité dans le fil de l’utilisateur (cliquer sur J’aime, puis sur S’abonner et enfin, dans le menu qui s’ouvre, sélectionner Voir en premier), cela ne fonctionne pas toujours non plus.

Une histoire particulièrement triste
Sur Twitter, une personne au pseudonyme de Hellchick a raconté qu’un de ses amis a posté sur Facebook qu’il allait à l’hôpital. Il est mort dans la foulée. Hellchick n’a jamais vu le message en question dans son fil d’actualité sur Facebook et n’a jamais pu apporter son soutien à son ami, de même que les autres personnes en contact avec le jeune homme décédé. L’algorithme de Facebook avait tout simplement décidé que cet utilisateur ne méritait pas d’attention.
Facebook estime sans doute la popularité d’une page à son nombre d’abonnés, mais aussi à leur implication. Le taux d’implication est sans doute insuffisant sur notre page aussi. Nous n’allons pas reprocher à nos lecteurs, du magazine papier ou tout simplement des informations postées sur Facebook, de ne pas « liker ». Notre taux est plombé, entre autres, pour une autre raison : des personnes venues participer à des concours, mais qui ne s’intéressent pas du tout à nos informations. Mea culpa, c’est nous qui les avons invitées pour faire connaître notre publication à une époque où Facebook proposait un fil d’actualité plus « brut », sans intervention de sa part. Les pages Facebook se font de la concurrence pour avoir la plus grosse audience et la vendre à leurs annonceurs, quand bien même cette audience ne serait pas impliquée. De notre côté, nous n’essayons pas de vendre notre audience, la seule chose qui nous intéresse est l’efficacité du contact que nous avons avec.
Nous envisageons donc de fermer notre page Facebook… pour y ouvrir un groupe privé, entre lecteurs (le lien ne changerait pas : http://facebook.acbm.com). Certains nous reprocheront de limiter la diffusion de nos informations, mais les seules personnes lésées seront celles qui ne s’intéressent pas à nos contenus de toute façon. Et, au contraire même, nous espérons toucher plus de monde : avec une communauté plus réduite, mais plus active, Facebook reconnaitra peut-être la qualité de nos messages et les fera connaître plus à l’extérieur de notre cercle.
Qu’en pensez-vous ?



Réseaux sociaux, lobbys et neuneus
Sur les réseaux sociaux, il y a eu de nombreuses critiques concernant notre édito précédent (désormais disponible librement), qui faisait un parallèle argumenté entre les antivirus et les vaccins. Même si nous sommes critiques dans certains cas, de manière générale nous approuvons le concept de vaccin dont nous reconnaissions l’utilité : en fait, la plupart des critiques reçues par nous concernent des propos que nous n’avons jamais tenus et venaient, au moins en partie, de personnes n’ayant même pas lu l’édito. Bienvenue dans le monde merveilleux des réseaux sociaux, des lobbys et des neuneus faisant de la désinformation ! Malheureusement, une autre raison pour nous, d’y assurer une présence pour rétablir les choses… À ce jour, nous n’avons pas reçu la moindre contre-argumentation étayée (à part celle que nous publions dans la rubrique Forum de ce numéro 35).
Olivier Aichelbaum


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