Encadré issu de l'article paru dans Le Virus Informatique 26 (Juin 2004)

Le second référé


Compte tenu de ses nombreuses calomnies à notre égard, il nous devenait difficile de croire les autres déclarations de M. Garcia et nous avons donc voulu savoir qui il est. Officiellement, il déclare travailler dans une entreprise liée, entre autre, à l’industrie aérospatiale. Domaine qui n'a rien à voir avec les virus informatiques, mais qui n'est semble-t-il pas incompatible avec une activité soutenue sur ce sujet: il lui arrive souvent de poster des dizaines de messages tout au long de la journée sur le forum fr.comp.securite.virus. Il y aide notamment des utilisateurs de KAV (nouvelle appellation d’AVP), produit qu’il recommande souvent, quelques fois sur le dos d’autres logiciels qu’il invitera à désinstaller (mais jamais dans l’autre sens). A titre personnel et amateur, prétend-il. Or on découvre, entre mars et juin 2001, dans le forum anglophone alt.comp.virus, qu’il signe quelques messages AVP-fr.com, l’adresse d’un site d’Alphasys, le co-éditeur de KAV. Il est consultant « occasionnel » pour cette société, il fait office de monsieur « nouveaux virus » et de support technique. Mais difficile de connaître les modalités de cette collaboration, nous ne trouvons aucune trace de lui en tant que consultant au registre du commerce et des sociétés, ni à celui des métiers, et il refuse aussi de dire jusqu’à quand cette collaboration a duré.
Il n’en faut pas plus pour que Tegam, l’éditeur d’un des logiciels visés, Viguard, longtemps silencieux, demande finalement en référé l’intervention de la justice. Le défendeur a vainement tenté de soulever l’incompétence territoriale du juge et fait valoir son droit à la liberté d’expression. Après avoir reconnu sa pleine compétence, le TGI de Paris a estimé au contraire que les « propos tenus, par leur fréquence et leur répétition, excèdent [...] la libre critique [...] et participe d’une opération de dénigrement ». Le fait que M. Garcia soit consultant auprès d’un distributeur d’antivirus concurrent, au moment des faits, n’est peut-être pas étranger à cette solution. Le 19 avril 2002, il est condamné à cesser ce trouble sous astreinte de 100 ¤ par nouvelle infraction constatée et à 1000 ¤ au titre de l’article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile. Aucune des parties n’a souhaité s’exprimer sur cette ordonnance, mais les deux laissent entendre qu’il y aura un jugement sur le fond. En attendant, personne n’a fait appel du référé.

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